Le livre, un compagnon de vie pour la vie

Après Yves et Béatrice, manuel sur lequel j’ai appris à lire, ont suivi tous les Oui-Oui possibles et inimaginables, Tistou et les Pouces verts et d’autres que je ne saurais énumérer tant ils sont nombreux.

Je les ai trouvés dans les bibliothèques des établissements scolaires où j’étais inscrite, dans les bibliothèques municipales, mon père m’en a acheté quantité, puis j’ai pris sa relève, faisant de mes virées en librairie des sessions régulières d’une grande préciosité. Partir de chez soi avec la promesse de dénicher un trésor (ou plusieurs !) à savourer, voilà qui est délicieux.

Je pourrais parler de mes goûts littéraires, plutôt littérature ultra-contemporaine, de mes excursions dans les rayons jeunesses ou de mes tocades pour certaines BD, mais ce n’est pas cela qui importe. Ce qui compte, c’est que j’ai envie de partager avec vous l’importance que revêt à mes yeux le livre.

Tour à tour support éducatif, emporté sur la plage, sous la couette, sur une île déserte ou dans le métro, ouvert le jour ou la nuit, fait pour s’évader, se cultiver ou voyager, cadeau offert ou à recevoir… le livre est parfaitement intégré à notre vie quotidienne mais n’en reste pas moins un objet précieux (et cela est vrai qu’il soit papier ou dématérialisé).

Il y a les livres qu’on chérit, ceux qu’on relit, ceux qu’on n’a jamais lus alors qu’il faudrait les avoir lus, ceux qu’on n’a pas finis (qu’on le regrette ou qu’on s’en cache), ceux qu’on a revendus, offerts, perdus, rachetés, ceux qu’on a raturés et ceux qu’on a souvent prêtés mais rarement récupérés, ceux qu’on a lus en cachette et ceux qu’on expose fièrement dans sa bibliothèque… Et il y a les livres des autres, dont on devine le titre dans les transports en commun en se contorsionnant discrètement, sans parler des bibliothèques de nos hôtes qu’on a plaisir à éplucher pour mieux cerner leur personnalité, un genre de « Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es. »

Les livres racontent notre histoire, dévoilent une part de notre identité. Ce sont des compagnons de vie à qui l’on doit beaucoup et avec qui on peut partager beaucoup : joie, tristesse, parcours de vie, chagrin, fou rire, amour, jalousie, envie de revanche, plaisir à se fondre dans un paysage, une époque…

La lecture d’un livre peut changer le cours d’une vie, c’est ce qui m’est arrivé avec Le Mur invisible de Marlen Haushofer.

On peut entretenir une relation très intime au long cours et sans risque de rupture avec un livre, et c’est normal, parce que les livres ont une âme.

Les livres sont précieux, pour ceux qui les écrivent, comme pour ceux qui les éditent, les impriment, les vendent, les achètent, les offrent, les reçoivent en cadeau, les conseillent, en parlent, les lisent…

Si la tendance n’est pas à la lecture, parce que cette pratique convoque le temps long, privilégie la concentration sur une seule tâche, oblige à se déconnecter, incite à l’intériorité, au calme, il n’en reste pas moins que la lecture et les livres peuvent être de puissants atouts dans notre existence.

Virginie Manchado® 2020
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